09 juin

Sandrine Sew - Humans of Lovebridge

"Ma mère est ma première source d’inspiration : le social est indissociable de sa vie. Pendant longtemps, elle a travaillé dans le Centre of Learning. En rentrant de mes études, j’ai bossé comme counsellor dans les écoles primaires. Mais je me suis vite rendu compte qu’il y avait des limites dans ma capacité à aider les enfants et les adultes : j’étais à l’écoute, mais je ne savais pas réellement ce qui se passait au sein de leur maison. Il manquait un suivi, cela ne me suffisait pas. 

J’ai découvert ce suivi et le concept d’accompagnement holistique chez Lovebridge – c’est ce qui m’a attiré dans cette ONG : c’est toute la famille qui est prise en charge. On se dédie à chaque aspect de leur vie, leurs six piliers : l’éducation, logement, travail, santé, nutrition, attitude (MASCO). Toute la famille bouge et progresse ensemble, grandit ensemble. Tout est relié, tout est intégré. 

Le concept de Lovebridge m’intéressait, donc j’ai postulé… et j’ai intégré l’équipe en mars 2016 ! Quand je suis arrivée, je m’occupais de communication ; les présentations au public, le suivi du pairing process, les réseaux sociaux, et puis j’étais un peu « pomme d’amour », et je donnais un coup de main sur tous les fronts. Cela m’a donné une connaissance approfondie de l’organisation. Maintenant, je me dédie à la formation des travailleurs sociaux et leurs activités sur le terrain. J’observe les services que les socials workers – qui ont été formés par Lovebridge – offrent à nos bénéficiaires, et j’assure que nos standards soient mis en œuvre. On a une structure professionnelle chez nous, cela veut dire que nous faisons en sorte que le manuel de procédure et nos guidelines soient respectés. Nos visites sont ancrées dans l’écoute et le soutien, mais elles ont aussi un but précis. Je cross-fertilise les pratiques entre régions, je m’assure que nos services sont au top. 

Quand une personne est recrutée comme social worker chez Lovebridge, on fait en sorte qu’elle comprenne la méthode de Lovebridge, notre structure : on mélange l’efficience d’une entreprise avec le cœur et le savoir-faire, et ceci au long terme. Donc on explique les méthodes de procédures, on fait des formations sur la pauvreté, le rôle du social worker, les différents types de relations et dynamiques qui existent (entre bénéficiaires, accompagnateurs, et social worker, entre les équipes). On organise des sessions sur l’écoute, child abuse, domestic abuse – comment repérer les signes, comment gérer de telles situations. 

On évalue chaque famille à la fin de l’année, on demande à nos bénéficiaires de nous raconter leur expérience Lovebridge. C’est toujours très poignant : je me rappelle d’un monsieur qui m'a dit : « Mo ti dan enn maré nwar. Kan Lovebridge inn vini, monn truv la limier ». Une belle relation se crée, un pont entre religions, communautés, de différents mode de vies. Et c’est cette relation qui me motive."

Partagez sur

Je m'informe

Inscrivez-vous pour recevoir notre newsletter.